Le caracal nord-africain (Caracal caracal algira) est classé En danger critique dans le nord de l'Afrique et, avec le serval (Leptailurus serval constantina), compte parmi les félins les moins connus du continent. Harmusch travaille depuis 2017 à la prospection de cette espèce dans les montagnes du Moyen Atlas au Maroc, avec une attention particulière portée au Parc national d'Ifrane.
La première expédition, en 2017, a posé les bases du projet. Par la suite, en coordination avec l'Agence Nationale des Eaux et Forêts, le Parc national d'Ifrane, la Fondation Living Planet Morocco et l'Université Ibn Tofail, un système standardisé de pièges photographiques a été mis en œuvre afin d'évaluer l'abondance et l'écologie des félins de la zone.
La méthodologie combine des caméras pièges munies d'un capteur PIR et de LED infrarouges, déployées en blocs stratégiques et complétées par des appâts olfactifs (urine de caracal et de serval) afin de maximiser les taux de détection. Parallèlement, l'équipe mène des entretiens avec la population locale et la recherche d'indices (empreintes, excréments) le long de transects.
Les résultats à ce jour laissent penser qu'il est très peu probable qu'une population stable de caracal existe dans le Moyen Atlas, en raison de conditions environnementales défavorables et de l'extrême rareté de l'espèce. Néanmoins, Harmusch a également enregistré des indices sporadiques de caracal lors de ses expéditions sahariennes — dans la Hammada du Draa, l'Oued Tigsert, Djebel Ouarkziz et le plateau de Rekkam —, notamment des empreintes et, une fois en 2015, l'écoute d'une vocalisation dans l'Oued Ksat, confirmant la présence d'une population fragmentée et à des densités extrêmement faibles.
Un élément essentiel du projet est la formation du personnel technique et de terrain local au déploiement des caméras, à l'extraction des données et à l'analyse, dans le but d'assurer un suivi à long terme de ces populations fantômes.


Mots-clés
Méthodologie
- Piégeage photographique: Blocs de pièges photographiques munis d'un capteur PIR et de LED infrarouges, complétés par des appâts olfactifs (urine de caracal et de serval)
- Parcours de prospection: Transects de recherche d'indices (empreintes, excréments) et entretiens avec la population locale
- Expéditions réalisées: Missions de terrain dans le Parc national d'Ifrane et les régions sahariennes (Hammada du Draa, Ouarkziz, Rekkam)
Résultats
- Population: Faible probabilité d'une population stable dans le Moyen Atlas ; présence confirmée ponctuellement dans le Sahara marocain
- Menaces identifiées: La dégradation de l'habitat, l'absence de données écologiques robustes et l'extrême rareté de l'espèce compliquent les programmes de conservation
Collaborateurs
- Agence Nationale des Eaux et Forêts (Maroc)
- Parc national d'Ifrane
- Fondation Living Planet Morocco
- Université Ibn Tofail



